
De « l’identité nationale », avons nous dit...
Publiée le jeudi 12 novembre 2009.
Bonjour, (vais faire un peu du Stéphane Guillon...)
Nous sommes vous et moi citoyens des pays des Francs invité(e)s à nous exprimer quand à notre « ressenti » de ce que nous pouvons considérer comme « être français » de nos jours, soit... Tout au long de ma vie j’ai essayé et souvent avec difficultés et non sans douleurs de m’inspirer de ce qui est au fronton de toutes nos mairies. — La fraternité, qui contient cette capacité à l’altruisme et l’écoute bienveillante mais sage, entre concitoyens. — L’égalité, des obligations et celle du droit à vivre en toute dignité, celui inaliénable de pouvoir s’exprimer (ou pas !) sur tous sujets, dans le respect réciproque des personnes. — La liberté, celle de ses choix de vie avec ses risques pleinement assumés.
Voilà, et alors je me pose tout de même des questions, oui... bien sûr... et que penser d’un homme d’état, le premier de l’état français qui ne respecte pas un citoyen dans son choix de ne pas lui serrer la main et qui de façon publique lui assène du « casse toi pauvre con » ! Ce n’est pas de cette "fraternité" bien familière dont je parle... Si le népotisme est toujours très répandu en nos contrées comme celles d’un "ailleurs", il est très maladroit de tenter de "l’institutionnaliser" au sommet de notre état républicain mais cependant assez peu démocrate encore, et ce n’est pas de cette "égalité" là dont je parle, pauvre « P.J. » ! Si la " sécurité des biens et des personnes" est un droit en notre pays, ce n’est pas la première des libertés ! Certes non, car la "liberté d’entreprendre" des diverses entreprises s’accommode pour nombre d’entre elles (et trouve même très rentable) quantités énormes d’insécurités d’emplois et de moyens de vivre en "délocalisant" comme il est dit pudiquement dans des pays ou les notions d’égalité, fraternité et de liberté de concitoyens n’a aucun sens dans le quotidien. Et ce n’est pas de cette liberté là dont je parle également.
Ainsi je me dit que notre pays à tout de même un sérieux problème entre sa "culture globale effective" d’individualisme forcené souvent prêt à bien des coups plus ou moins "tordus", du chacun pour soi et ce dont il voudrait se réclamer ; un contenu somme toute à tendance forte de schizophrène... et ma foi que chacun puisse y trouver un équilibre harmonieux, c’est mon souhait... mais il y a du travail... vraiment beaucoup de travail... !
Concernant votre interlocuteur et au sujet de la « carte nationale d’identité » j’ai à vous narrer une anecdote bien édifiante de l’absurdité en vigueur depuis le passage au ministère de l’intérieur (93/95) de ce cher député qui fait l’actualité ces jours-ci, Charles Pasqua. Donc, fin juin 95, je me suis fais voler ma sacoche avec tout mes papiers entre autre, dont ma « carte nationale d’identité », et il fallu donc faire une demande de carte nouvelle. Ma mère était née en 1920 à Lausane (en Suisse) et j’étais marié à l’époque. De ce fait, j’ai du fournir les "extraits d’acte de naissance" de mon père et de son père, ainsi que du côté ma femme celui de son père et son père, la procédure prit plus de six mois. Dans ce non-temps d’où étais-je ? D’une autre Terre ? . Des lignées maternelles il n’est fait aucune mentions... et ma fois ma grands mère maternelle Geneviève Durony (22/10/1895-20/04/63) qui avait donné naissance à sa première fille (ma mère) en Suisse était en tournée artistique, elle était une cantatrice et pianiste ayant obtenu le premier prix du conservatoire de Paris en 1915, elle était élève d’Alfred Cortot né lui en Suisse. Son mari plus tard (donc mon grand père maternel) né en 1893 dans la Sarthe, éducateur physique, fut officier dans la cavalerie française durant toute la guerre de 14/18 où il y fut gazé (croix de guerre et citation), il en décéda prématurément en 1933 à 40 ans laissant neufs enfants, ma mère, l’ainée, adolescente, inconsolable toute sa vie, s’occupa de sa jeune fratrie jusqu’en 44. Français oui, je dois l’être probablement mais pas que..., très loin de là, je maitrise convenablement sa langue, j’aime sa littérature et sa culture artistique et ses "esprits libres" comme tous ceux d’autres pays ce qui m’a souvent attiré beaucoup d’ennuis et c’est rien de le dire ! Voilà bien cordialement à vous toutes et tous.
